Trouver la force de vivre : quand la prière devient notre seul véritable appui
Récemment, en parcourant un article du Mon Valley Independent intitulé « Serving life and finding strength in prayer », trois images se sont imposées à moi, presque malgré moi.

Quand le souffle se fait prière
De jeunes femmes prononçant des vœux pour se consacrer au Christ sur la Cinquième Avenue, à New York. Le pape Léon rencontrant des jeunes à Assise, cette ville où François a tracé son chemin. Et, dans le même État, une loi sur le suicide assisté qui entre doucement dans les faits, un an après son adoption. Trois événements, raconte l'auteur, qui se sont croisés dans le même regard. Je ne sais pas ce que cela signifie pour vous en ce moment — mais quelque chose, dans cet assemblage, m'a arrêtée.
Le poids d'une vie, à découvert
Je crois que nous oublions parfois à quel point une vie humaine est exposée. Ce matin encore, mon téléphone a compté pour moi — six heures et demie d'écran hier, dit-il sans émotion. Et dans le métro, une femme pleurait en silence, et personne n'a posé la main sur son bras. Nous marchons vite. Nous parlons vite. Et lorsque vient le soir, cette sensation familière revient: la gorge un peu nouée, comme si quelque chose en nous n'arrivait pas à sortir. Les jeunes femmes de la Cinquième Avenue, elles, ont choisi de tout donner — leur corps, leur temps, leur avenir — à un seul appel. Ce n'est peut-être pas mon chemin, ni le vôtre. Mais leur geste dit, en silence, quelque chose que nos journées pressées nous empêchent d'entendre: une vie ne se tient jamais toute seule. Elle a besoin d'être tenue.
Là où la prière devient appui
L'autre article qui m'a accompagnée cette semaine vient du Christian Broadcasting Network, et il porte un titre qui m'a serrée: « Prayer Stands Between Life and Death ». Je ne connais pas encore toute la profondeur du témoignage qu'il abrite — il me reste à le lire avec plus de calme — mais le titre seul suffit déjà comme prière. Nous aimons croire que la foi nous hisse au-dessus des choses. La vérité, peut-être, est plus humble: la foi ne nous hisse pas, elle nous tient. Elle se tient, littéralement, entre nous et ce qui voudrait nous écraser — la lassitude, la colère sourde, la tentation de baisser les bras devant ceux que nous aimons. La prière n'est pas une fuite hors du monde. Elle est l'endroit où nos mains se reposent, le temps d'un souffle, pour pouvoir ensuite continuer à porter.
Un exercice pour ce soir, si vous le voulez bien
Avant d'éteindre la lumière, asseyez-vous quelques minutes près d'une fenêtre, ou sur le bord de votre lit. Les pieds bien à plat au sol, comme pour revenir à la terre. Inspirez lentement, et à chaque expiration, laissez doucement descendre les épaules. Puis posez-vous cette question, sans chercher de réponse tout de suite: « Pour qui, en ce moment, est-ce que je n'arrive plus à prier? » Restez avec ce prénom, ou avec ce visage, même s'il est flou. Ne le forcez pas. Sentez simplement la place qu'il prend dans votre poitrine. Vous n'avez rien à résoudre ce soir. Juste à accueillir. Et si, au bout de quelques minutes, une phrase vous vient — même une seule, même maladroite —, recevez-la comme une prière qui vous était déjà donnée. Demain, si vous le souhaitez, vous pourrez revenir. Et recommencer.