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Au-delà des mots : repenser l'accueil et le soin pastoral dans nos Églises

Cette semaine, selon Baptist News Global, l'Evangelical Press Association a annoncé vouloir devenir le Christian Communicators Network et chercher un nouveau directeur exécutif pour succéder à Lamar Keener.

mis à jour 18 août 2026

Au-delà des mots : repenser l'accueil et le soin pastoral dans nos Églises

En lisant ces quelques lignes, j'ai senti revenir au creux de la gorge ce nœud familier qui me prend, après des heures d'écran, quand le silence de la maison devient trop lourd. Et je me suis demandé, lentement, ce qui, dans nos manières de parler et de prendre soin, a vraiment besoin d'être renommé pour que la communauté respore mieux.

Quand le soin pastoral commence par le silence du corps

Je crois que nous confondons souvent communiquer et prendre soin. Nous courons après les mots, les publications, les projets, et nous oublions que la première écoute est celle de notre propre corps. Cette semaine, je me suis surprise à enchaîner les appels sans boire, à répondre à un message triste entre deux réunions, à prier vite avant de retourner à l'écran. Et ce soir-là, j'ai senti, encore une fois, la gorge se nouer. Pas parce que quelqu'un m'avait blessée. Plutôt parce que je n'avais pas laissé de place à ce qui cherchait à remonter.

L'EPA qui se demande quel nom porter, ce n'est pas qu'une affaire de logo. C'est un miroir discret pour nos Églises locales: de quelle manière parlons-nous vraiment de Dieu, et à qui donnons-nous la parole? Le pasteur, le visiteur, l'ancien, mais aussi celle qui n'ose pas encore lever la main un dimanche matin. Avant de chercher un nouveau vocabulaire pour annoncer l'Évangile, demandons-nous ce que notre corps, lui, a déjà entendu des cris de notre entourage.

Un exercice pour finir la journée

Si vous le voulez bien, je vous propose quelque chose de simple. Ce soir, avant de poser votre téléphone, asseyez-vous deux minutes, les pieds bien à plat. Posez une main sur votre gorge, l'autre sur le ventre, et laissez venir la première sensation inconfortable sans la corriger. Nommez-la intérieurement, en un mot ou une image, comme on accueillerait un visiteur tardif. Puis soufflez lentement, trois fois, en laissant les épaules redescendre. Demandez-vous ensuite, à voix basse si vous le pouvez: de qui, aujourd'hui, ai-je écouté la souffrance sans lui répondre? Et laissez la question travailler, sans exiger de réponse immédiate. Le soin pastoral, parfois, commence ainsi, par ce petit espace rendu à notre propre fatigue, pour que demain, quelqu'un d'autre y trouve place.

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